Exposition Le Silence


Du 14 janvier au 12 février 2012
Galerie de la Ferme du Mousseau
23, route du Mesnil - 78990 Elancourt


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C’est quoi le «SILENCE» ?
Le silence est l’absence de son, de bruit.
On associe au silence les termes suivants :

le mutisme,
la douleur,
l’enfermement,
la non liberté d’expression,
la discrétion,
les non-dits,
le secret,
la réticence,
le calme,
la paix,
la tranquillité,
une pause,
l’arrêt,
un soupir,
le repos,
le mystère,
La photographie





Notre expression photographique s’articule autour de la notion de «SILENCE»
Au-delà du mot SILENCE, ce sont les impressions, les sensations que véhiculent cette idée du silence, par nature impossible à montrer par l’image muette que captent les photographes.

Ainsi, du geste primaire de faire le silence, on retrouve toutes les occurrences propres au son, de ce qui ne peut être entendu à ce qui est si assourdissant qu’il en devient définitivement ressenti comme une absence.

Nous nous sommes posés la question de la méditation associée au silence. De cette idée que l’absence de parole, l’absence de son, était pour beaucoup la preuve d’une forme intériorisée de silence, comme l’est d’une certaine façon la prière dans la religion, ou la minute de silence demandée pour « communier » à l’occasion d’un évènement tragique. L’état méditatif, rencontré autant dans les lieux de culte que dans des endroits publics ou des espaces de culture, montre à quel point le silence est aussi présent et nécessaire au quotidien.

Mais, le SILENCE, c’est aussi la gravité. Une forme pesante de non-dit, de matière informative occultée par nécessité, par crainte, par honte. D’une certaine façon, le silence apparait dans ce contexte plus expressif qu’une explication inappropriée !

Un évènement historique ou social, si fort qu’il en devient à jamais impossible à commenter, peut-être impossible à accompagner par autre chose que du silence, par respect autant que par faiblesse.

L’image devient alors l’instrument physique de l’idée qu’inspire ces formes abstraites de SILENCE.

Il reste que les visuels photographiques sont autant un jeu des formes, des couleurs, d’informations... qu’un outil de propagande lorsqu’il est utilisé à des fins idéologiques. Cette transformation subtile d’image innocente en un instrument de pouvoir est aussi une notion se rapportant au silence, en empêchant subtilement la vérité de s’exprimer et en bâillonnant l’information réelle.

Nous ne voulons pas pour autant laisser dans l’ombre ce qui est visuellement instinctif ou immédiat dans le traitement de SILENCE, en privilégiant toute expression visuelle simple, sans opposer le sens ou la forme, qui restent présents dans chaque image produite pour cette exposition.

Pascal COULY







Scénographie

Isabelle FAIVRE


Les photographes

Matthieu BAUCHET
Maryse BERTHET
Francis BIRAULT
Stéphane BRETHEAU
Agnes BROUILLARD
Christine BRULE BROCHART
Vincent BULESTRE
Aline COULY
Pascal COULY
Isabelle FAIVRE
Jean Charles GRAVERET
Yves LEFLOCH
Nathalie LEROT
Jacky MARTIN
Alexis MARTY
Olivier PRIEUR
Christian SERGENT
Pierre TRANCHARD
Sylvain SALMON
Jeroen VAN NOORDEN





Le silence

Oh silence, toi qui dit-on est d’or
Que cache ta parure immaculée
Combien de combats inavoués
Tandis que ta force règne au dehors
Tu inspires le calme et la paix
Derrière ton voile, pourtant
Que de mots sont vivants
Et se heurtent durement
A la rigueur de ton jugement
Tu agites avec majesté
Le sceptre du respect
Mais que de sujets brûlants
De fièvre et de passion
Sont en ton nom brusquement
Privés de leur voix
Idées qui tournent en rond
Là haut dans ta prison
Ou parfois même entraînés par ton poids
Toujours plus loin à notre insu
Dans cet espace abyssal et inconnu
Où dans l’ombre sans plus de retenue
En secret dans le corps cris et mots avortés
Vomissent leur douleur et s’insinuent
Soumis, silencieux mais déterminés
A refuser de mourir tout à fait
Guettant avidement le moindre fait
Pour marier passé présent et avenir
Provoquant enfin la naissance de l’ire
Cette colère ancienne mêlée à la tristesse
Qui brutalement gronde et ne laisse
Passer que ces verbes inutiles et vains,
Ou ces gestes imbéciles et malsains...
Alors toi triomphant et hautain
De cette déchirure à nouveau
Tu deviens l’unique gardien
Héritier de l’espoir de ces mots
Qui oseraient se faire entendre
Qui pourraient se faire comprendre
Qui sauraientrévéler la nature
Et qui guériraient les blessures...
Mais qui donc est ton maître
Oh toi le roi Silence
Qui donc a ta confiance
Et qui peut te permettre
De prononcer l’amnistie
Pour libérer les non dits
Et laisser le chant des envies
Célébrer le souffle de la vie

Nicolle Bensusan

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